Le Mistral

Chevaucheur de l’Infini,
O mistral, mistral béni,
Toi dont souffle la rafale
Triomphale
Par les mers et par les monts,
Cher démon,
Mistral, enfle mes poumons !
Organiste des grands bois,
Qui dit les airs d’autrefois
Sur les lyres éternelles
Des pins frêles

Toi qui chantes dans les pins
Ta mélancolie sans fin,
Qui prends par leurs chevelures
De ramures
Les grands arbres sans effort
Et les tord
Dans une poussière d’or ;

Et j’ouvre à ton tourbillon
Mon âme de papillon ;
Comme un papillon volage
Par les plages
Entends, entends mon appel
Souffle moi vers l’Irréel…

Poème extrait du recueil « La terre des lauriers » 1912

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