La bastide familiale | ![]() |
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« Mon grand-père m’a légué aussi par les mains de ma mère la Bastide
qu’il avait aménagée, agrandie, embellie dans la campagne de la Ciotat,
et dont le séjour m’a fait poète, si je le suis, c’est par là que j’ai senti
la beauté de la lumière, la splendeur des nuits, l’ivresse des printemps,
la solennité solaire des étés, la mélancolie douce des automnes. C’est là
que j’ai entendu gémir ou chanter le mistral dans les ramures des pins et
la houle marine qui par les jours de vent d’Est roule sur nos rivages sa
poignante symphonie. C’est là que toujours j’ai trouvé le bon repos, le
port, l’asile pour mes fatigues physiques et morales, c’est là que j’espère
un jour fermer les yeux à la lumière, comme je les y ai ouverts un soir
d’automne. Plus que tous les poètes que j’ai connus, celui-là que je n’ai
pas connu, en me donnant le séjour de ma méditation et l’instrument de mon
expression, m’a permis de réaliser mes rêves, qui ne sont peut-être que
les siens. » E. Ripert extrait du manuscrit « les poètes que j’ai connus » |
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